Certains rêvent d’aller à l’international. Mais dès que l’occasion se présente, ils trouvent une raison de rester à la maison.
Petites scènes au travail que personne ne remarque ni ne questionne.
Et pourtant, c’est là que tout bascule.
Mardi, quelque part entre Montréal et Guangzhou.
Les ventilateurs tournent lentement au plafond.
Des représentants locaux terminent une réunion avec les autorités provinciales.

Sur la table, trois cartes de visite, deux bubble tea, et une phrase très simple :
— « Envoyez-nous vos produits. La Chine a besoin de toutes les protéines qu’elle peut acheter. Après le nouvel an chinois, les stocks doivent être remplis pour toute la population. Assurez-vous seulement que le vendeur ait les bons certificats. Pour le reste, nous achetons tout. »
Quelques heures plus tard, un dirigeant canadien reçoit l’information.
Une entreprise sérieuse, solide, souvent tentée par “l’international”, mais dont l’international se limite généralement à nos voisins du sud.
Le président répond avec enthousiasme :
— « Parfait, je fais suivre à mon VP ventes. »
Le VP n’écrira jamais.
Les semaines passent, et le silence devient la seule politique commerciale.
Plus tard, interrogé sur l’absence de suivi, le président expliquera calmement :
— « Le VP a estimé que la Chine n’en valait pas la peine. C’est complexe, il faudrait regarder le juridique, la logistique. Il n’a pas eu envie. »
Le constat tient en une ligne :
le problème n’était pas le marché,
mais la culture d’entreprise qui confond prudence et paralysie —
et qui croit que ne pas bouger, c’est ne pas risquer.
Seedz / Silent Guest
Pas un coach. Pas un thérapeute.
Un miroir clair — pour voir net, avant de choisir.
