Le Parti Québécois organise une rencontre avec une communauté qui ne vote pas pour lui, une communauté naturellement distante du mouvement souverainiste mais qui pourrait, dans les bonnes conditions, l’écouter.
Une salle est réservée. Une équipe se déplace. Des documents sont imprimés. Des micros sont installés. Une date est confirmée. Des invitations partent.
Les invitations partent vers les membres du parti.

Le soir de la rencontre, la communauté visée est presque absente. Les chaises sont occupées par des gens qui se connaissent déjà, qui partagent les mêmes convictions, qui sont venus convaincus et qui repartiront convaincus, ce qui est utile pour beaucoup de choses, mais pas pour transformer une communauté qui n’était pas dans la salle.
La rencontre commence quand même. On parle de souveraineté, de projet national, d’histoire, de l’importance du moment. La salle écoute avec l’attention de ceux qui n’ont pas besoin d’être convaincus.
Puis une question arrive. Pas sur l’idée. Sur le moment. Sur l’inflation, le coût de la vie, la sécurité, ce que les gens ressentent dans leur portefeuille aujourd’hui. Sur la Gen Z, engagée politiquement mais absente de ce mouvement.
Quelqu’un se lève.
Vous parlez comme des libéraux.
La rencontre se termine. L’équipe remballe. La salle se vide.
En mars 2026, le PQ est à 31% dans les sondages, en baisse depuis trois mois. L’appui à la souveraineté est à 29%. Le plus bas depuis 1995.
La prochaine rencontre est déjà planifiée.
Personne de nouveau n’est entré.
Note : Ce texte est un agrégat de situations réelles observées lors de rencontres récentes avec des membres du Parti Québecois. Les scènes sont fusionnées pour les besoins de l’article. Aucune citation n’est attribuée à une personne identifiable.